En décembre 2014, Easybike – acquisition – des vélos électriques Matra (groupe Lagardère) jusque-là assemblés à Romorantin (Loir-et-Cher).

Easybike,

spécialiste français du vélo à assistance électrique, inaugure mardi 24 novembre une usine de production de vélos de marque Solex et Matra à Saint-Lô dans la Manche.

 

 

La société parisienne Easybike inaugure le 24 novembre à Saint-Lô (Manche) une usine de production de vélos à assistance électrique.

Cette usine financée par la Communauté d’agglomération de Saint-Lô (Manche), assemble les vélos Solex et Matra, marques acquises par Easybike fin 2013 et fin 2014.
L’entreprise qui emploie 70 salariés –  30 à Paris, son siège social et 40 à Saint-Lô, site de production et R&D – table sur la production de 20 000 vélos électriques en 2016 et 60 000 en 2018. L’usine a été construite sous maitrise d’ouvrage de la Communauté d’agglomération de Saint-Lô pour un montant de 3,9 millions d’euros avec un soutien du département de la Manche de 300 000 euros. Easybike occupe les locaux dans le cadre d’un contrat de crédit-bail avec Saint-Lô Agglo et insiste sur le caractère « exemplaire » de ce partenariat public-privé.

Présentée par Easybike comme « le plus grand site européen de conception et d’assemblage de cycles électriques », l’usine de 4 100 mètres carrés comprend deux lignes d’assemblage, deux cabines de peinture et un bâtiment ignifugé pour les batteries (Bosch et TranzX). Selon Sylvie Woroniecki, responsable marketing et communication d’Easybike, les vélos électriques produits dans cette usine ont une vocation plutôt haut de gamme, avec des prix allant de 1600 à 3500 euros pour la gamme Solex, la marque emblématique des vélos motorisés devenus électriques; pour la gamme Matra, la fourchette de prix va de 1600 à 4000 euros.

ACQUISITION DE MOBIKY À SAINT-LÔ, PUIS DE SOLEX ET DE MATRA

Easybike n’est pas arrivée à Saint-Lô par hasard. Elle a fait l’acquisition en 2013 du spécialiste du vélo pliant Mobiky-Tech, installé dans une pépinière d’entreprises de Saint-Lô avec 7 salariés. Puis Easybike a racheté Solex avec l’ambition de relocaliser en France les vélos de la célèbre marque qui étaient assemblés en Chine. Ce qu’elle a fait, avec le soutien de la BPI et d’Arnaud Montebourg, alors ministre de l’Industrie. Ce dernier doit participer à l’inauguration de l’usine mardi 24 novembre.

En décembre 2014, Easybike a réalisé une autre acquisition dans le même secteur, celle des vélos électriques Matra (groupe Lagardère) jusque-là assemblés à Romorantin (Loir-et-Cher). Les vélos pliants Mobiky ont, de leur côté, subi des modifications avant d’intégrer les gammes Solex, avec un nouveau nom, « SolexMini ». La marque Mobiky n’est donc plus utilisée en tant que marque mais en tant que technologie de pliage, plusieurs fois brevetée.

« AVEC LA GAMME EASYBIKE, NOTRE OBJECTIF EST DE DÉMOCRATISER LE VÉLO ÉLECTRIQUE »

Outre Solex et Matra, Easybike commercialise aussi des vélos électriques sous sa propre marque Easybike. Ces vélos, dont le prix de vente est compris entre 1300 à 2400 euros, sont fabriqués à Taiwan par TranzX, filiale du groupe taïwanais JD, numéro 2 mondial des motorisations mobilité douce. « Avec la gamme Easybike, notre objectif est de démocratiser le vélo électrique », souligne Sylvie Woroniecki.

La PME fondée en 2005 par Grégory Trebaol prévoit pour l’année 2015 un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros. Elle table sur 20 millions d’euros en 2016 avec ses trois marques – Solex, Matra, Easybike – et un réseau de 500 revendeurs dans toute la France. Le groupe lance par ailleurs un concept de boutiques spécialisées dans le cycle électrique, « Mobicity ». Le premier magasin a ouvert à Marseille.

 Par CLAIRE GARNIER – Publié le

http://www.usinenouvelle.com/article/easybike-inaugure-une-usine-de-velos-electriques-a-saint-lo.N364490

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